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Le canton de Caylus est une zone de transition. A l’ouest,
le Bassin Aquitain commence par le plateau calcaire
du Causse de Limogne. Sur son rebord, Livron constitue
un exutoire des eaux du plateau. La vallée de
la Bonnette le sépare à l’est, du
Terrefort marneux, marche du Massif Central.
Quinze dolmens de l’Age du Cuivre (-2600 à
-1800) sont recensés dans le canton. Au 2ème
Age du Fer (à partir de -450) les Celtes s’installent
dans la région. La Bonnette sépare, là,
les Rutènes (futur Rouergue) des Cadurques (futur
Quercy). C’est chez eux qu’a lieu en 51
avant JC le siège d’Uxellodunum dans l’actuel
camp de Caylus à Cantayrac selon certains, ou
plus sûrement au Puy d’Issolu dans la vallée
du Lot.
Une voie romaine de Cosa (Albias) à Sailhac
(près de Limogne) traverse le pays, raccourci
entre les voies Toulouse-Cahors et Cahors-Rodez. Les
liaisons se font sur l’axe ouest – est à
l’époque romaine. Mille ans plus tard,
la création du castrum de Caylus participe de
la nécessité de contrôler la liaison
nord – sud, des abbayes de la vallée du
Lot à celle de l’Aveyron. Le castrum est
attesté en 1176 à l’occasion de
son acquisition par le comte de Toulouse Ramon V. Le
nom de Caylus vient d’ailleurs de castrum.
En 1211 Simon de Montfort brûle Caylus qui subit
un second siège en 1212.
En 1227 le Comte de Toulouse installe les Templiers
à Lacapelle Livron. Il développe par ailleurs
une véritable bastide accolée à
l’ancien castrum.
En 1271 Caylus est annexé à la France
avec le comté de Toulouse. Avant la guerre de
100 ans, Caylus est devenue une vraie ville, presque
autant peuplée que St Antonin, deuxième
ville du Rouergue. La peste noire de 1348 élimine
un tiers de la population, tandis que la guerre apporte
ses malheurs habituels.
La paix est de retour en 1444 jusqu’à 1562
où le protestant Duras prend la ville et massacre
250 personnes. Caylus sera du parti catholique jusqu’à
adhérer à la Ligue et accueillir Louis
XIII en 1622 pendant le siège de St Antonin.
Caylus ne se relèvera pas des guerres de religion.
De ville, elle est devenue un gros bourg rural. L’arrivée
de la grand’ route moderne Montauban – Villefranche
au milieu du XVIIIe siècle, réintroduit
une circulation est – ouest et fait illusion,
car si Caylus est embellie, elle continue à s’assoupir.
De son maximum démographique en 1850 (10 356
habitants) le canton tombe à 3 086 en 1954.
Au XIXe siècle le nom de la famille Lagardelle
va inspirer celui de Lagardère à Paul
Féval pour son « Bossu » tandis que
le Père Evariste Huc (1813 – 1860) est
le premier européen à pénétrer
à Lhassa, au Tibet.
L’armée, locataire depuis 1886, propriétaire
depuis 1932 et 1967, est le premier employeur du canton.
Le tourisme (centre ancien, Christ de Zadkine dans l’église
et sites naturels) conjugué à l’acquisition
de propriétés par des européens
du nord constitue aujourd’hui le second levier
de développement.

Caylus - Carte postale
Avant 1914 |

Caylus - Carte postale
Avant 1914 |
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