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Les bulbes sont plantés pendant la période
de dormance, de fin juin jusqu’à fin août.
Le terrain doit être maintenu propre afin de faciliter
la cueillette des fleurs.
Les fleurs, à peine ouvertes, sont cueillies
tous les matins d’octobre, dès que la rosée
est levée.
C’est l’extrémité du pistil,
formé de trois longs stigmates rouges, qui rend
cette plante si précieuse. L’émondage,
qui consiste à prélever ces stigmates,
se fait immédiatement après la cueillette.
Le séchage, à 50° environ pendant
une trentaine de minutes, doit être réalisé
aussitôt. Cette opération est la plus délicate
à mener car c’est d’elle que provient,
en grande partie, la qualité du produit final
(la nature du sol, la quantité d’ensoleillement
et la pluviométrie faisant le reste).
150 fleurs sont nécessaires pour obtenir 1 g
de safran sec. Un are de terrain peut contenir 5000
pieds de crocus sativus.
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Pendant l’hiver, la safranière doit être
protégée des nombreux prédateurs
qui pourraient venir brouter le feuillage et donc empêcher
le développement des nouveaux bulbes. Le campagnol
terrestre peut aussi provoquer d’énormes
dégâts parmi les bulbes. Le moyen le plus
efficace est d’installer une clôture supportée
par de gros piquets qui permettent aux oiseaux nocturnes
de surveiller ce territoire de chasse.
Les bulbes peuvent rester en terre de nombreuses années,
mais il est conseillé de les arracher tous les
deux ou trois ans, afin de séparer ceux devenus
trop nombreux et de les replanter dans un terrain bien
aéré et amendé.
Le safran du Quercy est un safran de haute qualité
car il doit répondre à de nombreux critères.
Sa couleur et son odeur sont jugées, ainsi que
les méthodes d’émondage et de séchage.
Un bon safran ne doit pas posséder d’extrémités
jaunes et doit répondre à un taux d’humidité
compris entre 8 et 12 %. Ainsi, le consommateur, tout
en utilisant d’infimes quantités, pourra
en apprécier tout son arôme.
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